LBSNDD : le blog sans nom de dimitri

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samedi 28 janvier 2006

Espionnage chez Carrefour

Carrefour. Un ancien agent de sécurité raconte les missions d’espionnage que le groupe lui commanditait pour contrôler les salariés. Des agissements commis en toute illégalité.

Extraits :

« Ma première mission est une infiltration dans un hypermarché du groupe à Reims pour détecter un éventuel trafic de détournement de marchandises. Pendant un mois et demi, en "sous-marin", je pose des caméras cachées et des micros un peu partout. J’ai carte blanche. Je joue le copain, les gens parlent assez facilement. Résultat, une vingtaine de mises en examen au sein du personnel et de l’encadrement complice. »

« En plus des caméras cachées, on me demande de dégager un responsable de la sécurité externe pour "délit de sale gueule". »

« On m’a demandé de monter une embuscade sur une hôtesse d’accueil à temps partiel. Elle osait prendre le café avec des syndicalistes ! On a glissé un billet de cinquante euros dans un portefeuille, quelqu’un le lui a remis et n’est pas resté avec elle pour vérifier le contenu. Aucun papier d’identité dans le portefeuille, la fille a mis le billet dans sa poche... Sans savoir qu’elle était filmée. »

« Une grosse partie du travail des agents de sécurité, c’est la surveillance du personnel, non des clients. »

À lire en entier sur le site de l'Humanité : « J’ai provoqué 150 licenciements »

jeudi 26 janvier 2006

Réflexion économique sur le téléchargement gratuit

« Depuis que j'ai l'internet haut débit, mon ordinateur est connecté 24h/24 sur des réseaux peer-to-peer, je suis perpétuellement en train de télécharger des films et de la musique, de façon totalement gratuite, et rendant ces fichiers disponibles pour d'autres personnes. Est-il vrai que mon comportement est nuisible pour l'économie française ? »

Télécharger sans payer est-il mauvais pour l'économie nationale ?

mercredi 6 avril 2005

Piraterie

Antoine Bouteilly, juriste et auteur du Blogototo a publié la semaine dernière une réflexion autour du mot « piraterie » et de son dérivé « piratage ». J'adhère complètement avec cette analyse que je songeais à écrire un jour, mais je m'y serais sans doute bien moins pris.

Faute de frappe et épouvantail

mardi 22 mars 2005

Plus jamais

Lawrence Lessig est professeur de droit à l'université de Stanford. Mais il est surtout connu pour son action en faveur de la libre diffusion du savoir. Il est l'un des initiateurs des contrats Creative Commons aujourd'hui massivement utilisés par les artistes favorables à la libre diffusion de leurs œuvres. Sa profession de chercheur l'amène naturellement à publier des articles dans des revues qui ne pratiquent pas toujours la même politique. Aujourd'hui, il prend la décision d'imposer plutôt que de subir.

Un extrait du billet qu'il a publié sur son blog, traduit par Framasoft :

J’ai fait quelque chose aujourd’hui pour la toute dernière fois de ma vie. Je suis en train de faire publier un commentaire dans le Minnesota Law Review au sujet d’un article de Brett Frischmann intitulé "Théorie économique de l’infrastructure". C’est un excellent article, et j’étais ravi d’écrire ce commentaire.

Mais aujourd’hui, alors que je suis sur le point de le publier, je suis confronté à "l’Autorisation de Publication". Pour donner mon travail au Minnesota Law Review, je dois également leur céder mes droits d’auteur. En particulier, ils se réservent "le droit exclusif d’autoriser la publication, la reproduction et la diffusion" de mon travail. Ils ont à leur tour vendu ce droit à Lewis et Westlaw.

lire la suite sur Framasoft

Espérons que la notoriété de Lawrence Lessig permettra de faire évoluer les mentalités du monde de l'édition.

Plus d'infos sur les Creative Commons sur Framasoft :

Lors de Game Over, le salon du jeu vidéo sur Linux à Limoges, Dominique Godon du groupe de rock Godon présentera deux conférences :

  • Un état des lieux de la musique en libre diffusion en France et en Europe (vendredi 1er avril, 16h–17h)
  • Présentation des Creative Commons (samedi 2 avril, 11h–12h)