LBSNDD : le blog sans nom de dimitri

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jeudi 28 avril 2005

Divergence Numérique n°19

Divergence Numérique n°19 Jeudi 28 avril, de 19h à 20h20 (environ) sur Divergence-FM, 93.9 (autour de Montpellier) ou sur l'Internet.

Divergence Numérique, une émission qui parle des logiciels libre (grâce à qui le site de la radio), de leur actualité, de leur philosophie, de leurs ennemis, et de ceux qui les supportent et les développent.

Au programme de l'émission :

  • Les nouvelles du front
  • Wikipédia : 100 000 articles en langue française ! Interview de Frédéric Thuiller.
  • La chronique littéraire (invité spécial Raphaël Hertzog, auteur du Cahier de l'admin Debian publié chez Eyrolles)
  • Brevets logiciels : Nat Makarevitch et Thierry Stœhr à Game-Over
  • Interview de Rémy Durand de la société Archos (à propos du PMA430, le pda sous Gnu/Linux)
  • L’agenda du Libre

Voici les dates annoncées dans l'agenda en fin d'émission :

  • SOS Windows, La Ciotat (Bouches-du-Rhône), du vendredi 29 avril au dimanche 1er mai 2005. Salon de l'informatique et de l'Internet. Les associations locales de promotion du logiciel Libre seront présentes : Axul, Ciel, WebOrganiz.
  • Assemblée Générale Léa - 2005, Bagnolet (périphérie parisienne), samedi 30 avril 2005. L'assemblée générale sera suivie de conférences avec des intervenants très intéressants : Ayo (qui a passé avec succés son baptème du feu à Limoges), les juristes Antoine Chéron et Jean-Baptiste Soufron.
  • Manifestation du libre, Saintry-sur-Seine (Essonne), samedi 30 avril. Le club informatique de Saintry-sur-Seine et la Gaule co-organisent une manifestation du libre : install-party, présentations diverses (OpenOffice.org, Nekeme, montage vidéo, Ubuntu/Gnome, KDE).
  • LinuxÉdu 2005, Archamps (Haute-Savoie), du jeudi 19 au samedi 21 mai 2005. Organisé par le CRI74. Cette rencontre a pour but de présenter les logiciels libres aux acteurs de l’Éducation nationale et des Collectivités.
  • SSTIC, Rennes (Ille et Vilaine), du 1er au 3 juin 2005. Symposium sur la sécurité des technologies de l'information et des communications.
  • Journées Perl, Marseille (Bouches-du-Rhône), 9 et 10 juin 2005. Rencontres des développeurs francophones de Perl à la faculté des sciences sur le campus paradisiaque de Luminy.
  • Rencontres mondiales du logiciel Libre, Dijon (Côte d'Or), du mardi 5 au samedi 9 juillet 2005. Une rencontre de concepteurs/développeurs venus discuter de leurs projets et une manifestation de sensibilisation au logiciel libre s'adressant à un large public.

mercredi 27 avril 2005

Don

Relayé aujourd'hui sur Ratiatum cet excellent article d'Ignazio Lo Faro que je vous encourage à lire : Ne plus « acheter de la musique » mais « Donner à la musique ». Il y explique comment une économie du don est en train de se mettre en place dans le milieu de la musique, inspirée des idées du logiciel Libre. La musique libre est disponible gratuitement sur Internet (modulo les frais de connexion évidemment), donc il n'y a rien à acheter !

Cela n'empêche pas de donner directement à l'artiste. Ce don, on l'imagine facilement sous forme monétaire, mais cela peut être également des compétences, du temps. On donne pour soutenir un artiste qu'on apprécie. On donne en fonction de ses moyens, l'échange est équitable. D'ailleurs l'auteur fait la comparaison avec le commerce équitable !

Mais ici on ne parle plus de commerce, il ne s'agit pas d'acheter comme de bons consommateurs que Raffarin et sa clique voudraient que nous soyons tous. L'acte du don est réfléchi, a un sens. On agit pour une cause.

J'aime vraiment cette idée que nous ne soyons plus de vulgaires consommateurs, mais les acteurs d'un modèle économie d'un genre nouveau, aux antipodes de celui des éditeurs, aujourd'hui largement dépassé par les progrès techniques. Mais surtout, ce modèle est équitable et instaure une relation de respect entre l'artiste et son public directement, sans la moindre sang-sue intermédiaire.

BnFlower : BnFlower est un nouveau concept de communauté pour les amateurs de musique indépendante. Sur BnFlower chaque musicien est une Flower (une fleur). Chaque internaute qui maîtrise une technologie de diffusion de la musique est une Bee (une abeille). Les Bee aident donc les Flower à diffuser leur musique.

En vrac

  • Arte diffuse un documentaire « non réalisé » : un exemple de manipulation d'un documentaire par la chaîne qui le diffuse. Mais cette fois-ci le réalisateur proteste et refuse que son nom soit mélé à une dénaturation de son œuvre. Arte étant une chaîne dite « culturelle » à laquelle on aurait tendance à faire confiance, je n'ose imaginer ce qui se pratique ailleurs... Ah mais non, ailleurs ils font des « docu-fictions », c'est donc annoncé comme bidonné dès le départ.
  • Michael Kaply ranime le projet CCK, le kit de personnalisation de Mozilla. Il s'agit d'outil permettant de modifier Mozilla pour un usage spécifique. Par exemple, créer une interface pour une encyclopédie (à priori CCK ne fut pas utilisé par Hachette). « Mike prévoit de se concentrer sur Mozilla Firefox d'abord mais il est probable que Mozilla Thunderbird et la continuation menée par la communauté de la suite applicative Mozilla seront aussi pris en charge. »
  • La licorne et la galette : « Des soldats français encerclés à l'Hôtel Ivoire, à Abidjan, par des "patriotes" en colère en novembre 2004, un ordinateur bourré de renseignements "confidentiels défense" oublié dans la précipitation du départ, une copie faite en secret par un informaticien désargenté, des journaux prêts à payer pour un scoop... Et voilà comment des années d'informations réunies par les militaires français de l'opération Licorne, sous mandat des Nations unies, se vendent aujourd'hui sous forme de cédéroms dans la capitale de la Côte d'Ivoire pour le prix d'une course en taxi. » Ça fait un peu tâche, non ?

Les grands noms du Jeu Vidéo

La littérature, le cinéma, l'animation, tous ces domaines ont leurs stars dont les noms sont archi-connus du grand public. J'ai entendu récemment la constatation que le monde du jeu en était dépourvu. Certes, les célébrités du jeu sont moins connues ou seulement des joueurs, mais il n'empêche que de grands noms ont fait l'histoire du Jeu Vidéo.

Le site jeuxvideo.com publie un dossier afin de présenter quelques-uns de ces personnalités. Je vous rassure, il y en a d'autres.

Dossier Les Grands Noms du Jeu Vidéo - JeuxVideo.com

mardi 26 avril 2005

Concert de soutien à Divergence-FM

On peut pas dire qu’il n’aient pas de la suite dans les idées !

Lancé dans le courant de l’automne, le projet de concert de soutien de l’équipe du Réverbère vois finalement le jour, avec une affiche plutôt intéressante.

Ludo et Olivier se sont aussi allié la complicité d’Etienne (notre rude boy du shuffle), et nul n’a chômé pour préparer une soirée digne de ce nom, et qui espérons le fera des émules.

Venez aussi nombreux que nous le permettra la jauge de l’Antirouille, qu’il faut saluer pour l’accueil qu’ils nous ont proposé.

Plus de renseignements sur cette soirée sur soutien.divergence-fm.org

Gilles Gouget pour Divergence-FM

Smic ad vitam æternam

Daniel Bernard, 59 ans peut prendre une retraite tranquille et méritée, ses vieux jours sont assurés, et même au delà, voire très au delà. En effet, il quitte son emploi avec une petite rente équivalente à 2514 années de Smic au cours de 2004 (soit exactement 38,8 millions d'euros).

Un peu de maths pour ceux qui ne se fient pas qu'aux résultats des calculs que la presse donne. Soit le Smic mensuel à une valeur brute de 1 286,09 € au 2 juillet 2004.

38800000 ÷ (1286,09 × 12) = 2514

Le gars en question était PDG du groupe Carrefour plutôt bien implanté dans le monde. Il a été remercié (notez la subtilité de ce terme qui prend tout son sens ici) en février dernier pour son échec à redresser le cours de l'action en bourse. Peut-on encore parler d'éviction ?

Entre puissants de ce monde le vocabulaire n'a pas le même sens que pour le petit peuple. Entre puissants, on se connait bien, on s'arrange. Le petit peuple ne peut pas comprendre. S'il n'est pas content il n'a qu'à se raccrocher à ça, il aura l'impression que c'est pareil, ça le fera rêver pendant que les puissants s'organisent leur retraite...

Allez, quelques lectures pour finir :

PS : hier soir passait sur France 2 le téléfilm « Jaurès, naissance d'un géant » de Jean-Daniel Verhaeghe. Je ne sais si le film est fidèle à l'Histoire mais il avait quelque chose de motivant.

En vrac

  • Il se passe des choses préoccupantes aujourd'hui. Au Sénat ce matin : « Nouveau Ministre de l'économie, Thierry Breton ouvre les portes du Palais du Luxembourg à Steve Ballmer, DG de Microsoft, pour parler innovation ». Puis cet après-midi : « Un accord cadre pour l'établissement d'un centre de recherche commun INRIA/Microsoft Research basé en France. À l'invitation de François d'Aubert, ministre délégué à la Recherche, et de Steve Ballmer, PDG de Microsoft, sera signé le 26 avril au ministère un accord cadre entre l'INRIA, représenté par son PDG Gilles Kahn et Microsoft Research, représenté par Andrew Herbert son Directeur, pour l'établissement d'un centre de recherche commun en France. » À suivre...
  • « Music 3.0 : inventons ensemble les nouveaux modèles économiques de la musique en ligne », une conférence/débat qui a eu lieu à Paris le 20 avril dernier. Le compte-rendu de Dominique Godon et celui d'Alban Martin avec un enregistrement audio du débat.
  • Dinan (Côtes d'Armor) lance sa nouvelle campagne pour promouvoir la ville et y met les formes. L'abus de Chouchen est dangereux pour la crédibilité !

vendredi 22 avril 2005

Revelations

Star Wars Revelations Vous voulez voir le nouvel épisode de Star Wars avant tout le monde ? Téléchargez-le sur cette page. Et là vous vous dites, « il est fada le Dimitri, il incite au téléchargement illicite de films ! ».

Je n'ai jamais dit qu'il s'agissait de l'épisode 3 « Revenge of the Sith » pour lequel certains fanatiques font déjà du camping devant les salles de cinéma. Non, je vous parle de « Star Wars Revelations » de Panic Struck Productions. Il s'agit d'une « adaptation libre de Star Wars réalisé par Shanon Felux, un américain du Maryland qui a su réunir les énergies bénévoles nécessaires pour réaliser l’épisode qu’il avait envie de voir. »

Lisez la suite de la présentation de ce film sur le blog de Jean-Baptiste Soufron : STAR WARS REVELATIONS

Outre les deux formats QuickTime et Windows Media Video, Revelations est également disponible sous la forme d'une image DVD (3,5 Go tout de même) sur laquelle vous trouverez deux pistes audio de commentaires et des sous-titres en anglais.

Note : préférez le téléchargement par BitTorrent, un très bon outil de P2P qui vous assurera un débit optimal. Vous participerez également à la diffusion du film auprès des autres internautes.

Sachez que Revelations n'est pas une première. Il existe, depuis un bon nombre d'années déjà, une scène amateur très productive autour de l'univers de Star Wars. Un site les regroupe : TheForce.net.

Cependant, Revelations porte bien son nom. Au niveau technique il rivalise facilement avec les productions hollywoodiennes, ce qui laisse présager un avenir radieux aux cinéastes amateurs. En effet, Revelations montre qu'il n'est plus nécessaire d'avoir des budgets pharaoniques pour réaliser des films techniquement aboutis. Il est en train de se produire le même phénomène que dans la musique depuis quelques années : la création devient accessible à tous et les éditeurs deviennent inutiles.

L'industrie du cinéma saura-t-elle réagir à temps ? Il est peut-être déjà trop tard...

mardi 19 avril 2005

Anti-lecture

« La justice confirme la légalité des systèmes anticopie sur les CD audio - Actualités - ZDNet.fr » apprend-on ce matin sur ZDNet. « L’association UFC-Que Choisir a été déboutée par la cour d’appel de Versailles. Sa demande d’interdire l’intégration des systèmes anticopie sur les CD audio a été jugée irrecevable, dans une affaire l’opposant à la maison de disques EMI. »

Souvenez-vous, en mai 2003, une honnête consommatrice achetait le CD audio d'Alain Souchon (je ne me souviens plus du titre) et s'est trouvée confrontée au problème de ne pouvoir le lire. Pourquoi ? Le CD en question est équipé d'un système dit « anti-copie », destiné à en empêcher le « piratage » et que les chansons ne se retrouvent sur Internet.

Pourquoi un tel système est-il inadapté, inutile, voire même préjudiciable ?

En réfléchissant deux secondes l'on se rend vite compte que pour empêcher la copie, il faut d'abord empêcher la lecture ! En effet, distinguons bien la copie d'une part, et la compréhension d'autre part. Lorsque vous écoutez un CD audio, que ce soit dans une chaîne hifi de salon ou sur votre ordinateur, le matériel doit d'abord lire, puis comprendre le contenu du support afin de produire le son souhaité. Physiquement, le CD audio contient un « sillon » constitué d'informations binaires (concrètement des 0 et des 1). Ces informations ont un sens car elles suivent un format. Le matériel doit donc connaître ce format pour comprendre le contenu et le retranscrire (ici, jouer la musique au travers de ses enceintes). Imaginons un matériel qui ne soit pas capable de comprendre le format d'un CD audio, il ne pourrait alors être capable de jouer la musique contenue.

En revanche, la copie d'un support ne nécessitent nullement de connaître le format des données. L'action de copie consiste en une simple lecture des données de manière brute (sans les comprendre) et d'un transfert vers un autre support (cette étape ne dépend plus du support original). Donc, lorsque les maisons de disques appliquent des procédés « anti-copie » elle agissent sur la seule étape de la copie qu'elles peuvent maîtriser, c'est-à-dire la lecture !

Note : on peut faire une analogie avec un texte écrit dans une langue étrangère. Je ne parle ni ne lit le polonais. Si l'on me donne un texte écrit en polonais, rien ne m'empêche de le recopier (que ce soit à la main ou en le photocopiant). En revanche, je ne pourrais le comprendre sauf si j'apprends le polonais (le format).

Oui, mais comment empêcher la lecture sur certains matériels (ceux permettant la copie comme les lecteurs de CDROM) tout en la rendant possible sur les platines de salon ? Là réside le problème. Les lecteurs de CDROM n'ont généralement pas la même sensibilité que des lecteurs de CD audio. Les lecteurs de salon sont généralement plus tolérants que ceux équipant votre ordinateur et peuvent passer outre les embûches des CD « copy controlled » telle qu'une interruption de sillon.

Cependant, cette tendance générale n'est pas absolue : il existe des platines de salon trop sensibles incapables de lire des CD protégés. De même, il existe des lecteurs CDROM (généralement les plus anciens) tout à fait capables de lire des CD audio défectueux (terme subjectif que j'assume juste après). Or, il suffit d'une seule personne pouvant réaliser une copie pour que celle-ci soit diffusée sur Internet. De ce fait, il n'y a rien d'étonnant de trouver sur les réseaux P2P des albums pourtant protégés contre la copie. À l'inverse, le consommateur honnête qui a acheté son CD peut très bien se trouvé confronté au problème de ne pouvoir le lire, même sur une platine de salon. Et je ne parle même pas de l'impossibilité proprement scandaleuse de ne pouvoir lire un CD audio, que l'on a acheté, sur son ordinateur !

Tout ceci pour démontrer que les CD audio, estampillés « copy controlled » (préférez-lui le logo « Copie libre » de nos amis Godon), sont vendus dans un état défectueux, au mépris total de l'acheteur, ainsi que de l'artiste qui n'est généralement pas au fait de ce genre de problème ou alors défavorable. De plus, lorsqu'un acheteur rencontre des problèmes avec un CD audio, c'est l'image de l'artiste qui en pâtit et non celle de la maison de disque.

Notez que depuis décembre 2002, une directive européenne attend toujours d'être transposée en droit de chacun des états membres, en vue d'interdire officiellement le contournement des mesures techniques de protection (MTP). C'est notre usage privé des œuvres légalement acquises qui est mis en péril par ce texte. Pour plus de renseignements, consultez le site d'EUCD.info, un collectif qui s'est mis en place pour lutter contre la directive EUCD.

Revenons à l'article de ZDNet. EMI (la maison de disque éditant le disque d'Alain Souchon) « assure aujourd'hui utiliser une nouvelle génération de système anticopie qui ne pose plus problème. Un argument auquel la cour d'appel aura été manifestement sensible. » Dans le genre on a aussi : « ma lessive lave plus blanc que la précédente, croyez-moi sur parole ». je ne vais pas incriminer le tribunal qui n'a probablement pas les compétences pour comprendre que ces MTP sont ce que je vous décrit précédemment. Mais il serait que les artistes et leur public prennent conscience de ce problème et ne se laissent plus berner par des discours purement intéressés des maisons de disques.

Allez, je vous ai gardé le meilleur pour la fin : « Le système anticopie occupe en effet une partie non négligeable de l'espace disque. » Les CD audio ont aujourd'hui une capacité très limitée (comparé aux DVD ou à ce que l'on pourrait faire avec des CDROM et de la musique enregistrée dans un format compressé comme Ogg Vorbis) et celle-ci doit encore être réduite par un truc inutile et préjudiciable !!

Mise à jour : Ratiatum en parle aussi.

N'oubliez pas qu'il existe de la musique réellement libre, que vous pouvez télécharger légalement et copier à l'envie. Vous pouvez même acheter les CD des artistes pour les soutenir. Ces CD ne sont pas dégradés par une quelconque chimère et le prix que vous payez revient entièrement à l'artiste ! Plus d'informations, ainsi qu'un catalogue sur Musique-libre.org.

lundi 18 avril 2005

LMarbles

Un jeu de boules qui casse la tête

Encore un jeu violent, mais cette fois-ci, ce sont les neurones qui trinquent. LMarbles est un jeu de réflexion où le joueur doit reproduire une figure (une molécule) formée de boules.

Dans la partie droite de l'interface, vous avez le modèle que vous devez obtenir. À gauche, le terrain de jeu. Au début, les boules sont dispatchées. Vous les déplacez une par une. Là où cela se corse, c'est dans le déplacement des boules. Vous en sélectionnez une, puis vous cliquez dans la direction dans laquelle elle doit aller. Et oui, vous ne donnez que la direction, la boule ne s'arrêtant qu'au contact d'un obstacle (mur ou autre boule).

Il faut donc effectuer les mouvements très judicieusement, de manière à ce qu'une boule soit arrêtée par une autre au bon endroit. Si vous ratez un mouvement, il y a de fortes chances que la situation soit irréversible. De plus, le nombre de coups à jouer est limité. De même, les coups restants (par exemple, vous aviez 30 coups pour faire une figure, vous n'en avez utilisé que 20) sont convertis en points bonus : une raison de plus de réfléchir !

Pour corser le tout et diversifier le quotidien, vous serez également confrontés à des chemins à sens unique (matérialisés par des flèches), des murs destructibles (dans ce cas, la boule s'arrête avant le mur et ce dernier disparaît) et des portails dimensionnels (la boule est téléportés dans une autre zone du jeu mais garde sa direction originale). En revanche, vous n'avez pas de limite de temps. Le seul adversaire est vous-même.

LMarbles est réalisé par Michael Speck, également auteur d'autres jeux de qualité. Pour LMarbles il a été inspiré par Atomix, un autre jeu de boules. Mais, au lieu de copier à l'identique, il a préféré créer un nouveau concept.

  • LGames, le site de Michael Speck : lgames.sf.net
  • Un jeu similaire mais plus basique en Flash : Cubeoban

Cet article fut publié initialement dans Linux Pratique.

mercredi 13 avril 2005

Firefox à Archamps

Comme indiqué précédemment j'ai présenté aujourd'hui même Firefox au Centre de ressources informatiques de Haute-Savoie. Voici donc la présentation, toujours réalisée avec S5 d'Éric Meyer.

Mise à jour : ce billet fut mis en ligne pendant la présentation, notamment pour montrer comment DotClear gère et mets à jour ses fils RSS. On a ainsi pu comparer le fil avant et après publication du billet.

Je n'ai pas compté mais j'estime à environ une vingtaine de personnes (au total, pas en même temps) venues assister à cette (longue) présentation. J'avais prévu une première partie plutôt généraliste, « grand public » avec présentation du projet Mozilla, de Mozilla-Europe, de Firefox, de quelques extensions ainsi que de thèmes plus orientés Web comme les standards et les fils RSS. La seconde partie était plus technique avec notamment la conception d'un plugin de recherche pour Firefox, l'utilisation de la barre d'outils Web Developer. Le tout a duré un peu plus de 3h30 et je suis assez satisfait de ma prestation. J'espère que les personnes présentes le sont aussi et je les invite à faire des commentaires (positifs ou négatifs) ci-dessous.

Une présentation sous forme de slides n'ayant de valeur qu'avec les explications qui sont données en même temps, je publierai prochainement les articles que j'avais rédigés pour le n°27 de Linux Pratique, spécial Firefox.

vendredi 8 avril 2005

Bip

Hier je me suis posé un petit problème (j'aime bien me creuser la tête pour des trucs insignifiants) : je communique avec mes proches par le biais de réseaux de messageries instantannées et j'utilise un client sous Linux que je trouve fabuleux pour gérer tout ça. Il s'agit de centericq. J'ai donc des contacts sur ICQ, AIM et MSN, tous affichés dans la même liste de la même fenêtre. Lorsqu'un message me parvient, le haut-parleur interne m'envoie un bip. Jusqu'ici tout va bien. Sauf que j'ai découvert que l'on pouvait attribuer des sons différents pour chacun des contacts. Ces sons ne sont pas joués par le haut-parleur interne, mais par la carte son.

Cruel dilemme : ma carte son fonctionne en permanence, avide de musique comme je le suis. En effet, j'écoute la radio en continu (j'oscille entre la douce musique de Gotham Radio et les sédiments magnétiques de Divergence-FM). Dans ce cas, les sons produits par centericq sont tout bonnement ignorés, la carte son étant déjà occupée.

L'idéal serait de pouvoir faire une pause dans la musique le temps de jouer le son du message. L'idéal est possible, voici la solution. Cependant, cette solution est très ciblée. Elle est adaptée à l'usage de Xmms auquel il faut rajouter xmms-shell, un outil permettant de manipuler Xmms depuis la ligne de commande.

Le problème de la pause classique est quelle ne libère pas le périphérique son. Vous pouvez essayer de mettre Xmms en pause et de jouer un son depuis un autre logiciel, ça ne marche pas. En regardant dans les commandes de xmms-shell on remarque celle-ci : fakepause : pause XMMS and release the output device. C'est la commande qu'il nous faut.

Pour exécuter une commande xmms-shell en mode non-interactif, on utilise la syntaxe suivante : xmms-shell -e commande

Or, fakepause ne peut être exécutée qu'en mode interactif (c'est-à-dire, en exécutant xmms-shell sans argument ; on se retrouve alors avec un nouveau prompt). En effet, la commande fakepause, pour libérer le périphérique son, est obligée de faire en réalité un « stop », donc de perdre la position courante dans le morceau (en vrai pause, on conserve cette position). C'est donc xmms-shell qui conserve cette position. Or, appelé en mode non-interactif, xmms-shell est quitté, et toutes ses variables vidées dès la fin de la commande appelée. En mode interactif, xmms-shell n'est terminé qu'à l'appel de la commande quit (ou d'un arrêt brutal).

Le but premier de ce billet est de réaliser un script. Il nous faut donc trouver un moyen d'appeler cette commande fakepause puis de glisser un son ! Voici donc ce script :

echo "fakepause" | xmms-shell
music123 $1

On envoie le mot « fakepause » à une instance interactive de xmms-shell créée à la volée. Pour une raison que j'ignore encore, cette instance ne vit pas longtemps et nous laisse juste le temps de placer une autre commande derrière. Si quelqu'un a une idée sur la question, je suis preneur.

J'utilise ici la commande music123, qui, en fonction du format du fichier passé en paramètre, appelle la commande nécessaire pour traiter ce format (par exemple ogg123 pour un son Ogg Vorbis, esdplay pour un fichier Wav).

Il ne reste ensuite plus qu'à dire à centericq quelle commande appeler à quel moment. Ouvrez le fichier ~/.centericq/sounds. Vous verrez sans doute une ligne comme celle-ci :

*   msg   !spk1

Cela signifie qu'à l'arrivée d'un message, quelque soit l'expéditeur (*), un bip sera joué par le speaker (haut-parleur interne). Pour vos contacts auxquels vous voulez attribuer un son ajoutez une ligne ressemblant à celle-ci :

icq_numéro msg /home/dimitri/bin/icq-sound /usr/share/games/wesnoth/sounds/eagle.wav

Ici j'utilise un son provenant du jeu de stratégie en tour par tour Battle of Wesnoth dont je parlerai forcément prochainement.

Évolution : il y aurait encore mieux à faire, mais pour l'instant cette solution me convient. Quand j'en aurai marre que la musique soit entre-coupée sans cesse au cours d'une discussion, je réfléchirai au moyen de faire passer les deux sons ensemble par la carte son. Je pense que c'est possible. Toutes les suggestions sont les bienvenues dans les commentaires.

PS : je ne suis pas geek, simplement curieux :)

mercredi 6 avril 2005

Piraterie

Antoine Bouteilly, juriste et auteur du Blogototo a publié la semaine dernière une réflexion autour du mot « piraterie » et de son dérivé « piratage ». J'adhère complètement avec cette analyse que je songeais à écrire un jour, mais je m'y serais sans doute bien moins pris.

Faute de frappe et épouvantail

mardi 5 avril 2005

Découvrez Godon

J'ai découvert le groupe Godon, je crois, en septembre dernier grâce à Alix Mascret qui m'a transmis l'information. J'ai tout de suite été emballé par leurs idées et leur musique. À l'époque j'étais encore rédacteur en chef de Linux Pratique ; j'ai donc réalisé une interview de Dominique, le chanteur du groupe. Le texte qui suit est paru dans Linux Pratique 26 (novembre/décembre), celui-là même qui fut distribué lors de Game Over (si vous êtes sur Limoges et que vous souhaitiez en acquérir un exemplaire, rendez-vous à l'EPN Point Libre). L'interview date un peu et certaines informations, notamment à propos des Creative Commons ont évolué. N'en déplaise à certains modérateurs de LinuxFr, Godon est un groupe de musique libre. Je vous invite à le découvrir.

Godon donne un coup de pied dans la fourmilière des majors et de la Sacem !

Godon se définit comme un groupe de « rock libre ». Alors que les CD estampillés « Copy controlled » se multiplient, les Godon ont préféré la mention « Copie libre ».

C'est en faisant sienne la formule républicaine « Liberté, Égalité, Fraternité », et en y adjoignant la « Résistance », que Godon existe.

  • Liberté : copie privée et diffusion autorisée,
  • Égalité : niveaux de rémunération égaux,
  • Fraternité : les hommes et la condition humaine,
  • Résistance : refus de l'uniformisation de la culture

C'est une démarche clairement a-politique. Godon, s'inspirant des glorieux aînés, tels Romain Gary ou encore Joseph Kessel, préfère s'attacher aux hommes et à la condition humaine plutôt qu'aux idéologies et à leurs réalisations.

Piratage

La polémique fait rage autour de l'industrie du disque, au niveau mondial. Les uns (souvent les majors, grandes compagnies industrielles de production) attestent que le partage de fichiers sur Internet et la copie privée signifient à terme la fin de la création musicale, puisque les fonds vont manquer pour rétribuer de manière satisfaisante les auteurs / interprètes / compositeurs, et développer de nouveaux artistes. Les autres (des consommateurs, des internautes, certains artistes, quelques labels indépendants) déclarent au contraire que la copie, le partage de fichiers et l'Internet en général ne font qu'œuvrer dans le sens de la création et de la diversité musicale dans son ensemble, et qu'un vecteur de diffusion comme Internet ne peut être négligé.

Licence Libre

L'utilisation d'un modèle économique « libre » est un très bon moyen de prendre des libertés avec le système de la marchandise généré par l'économie dominante. Cela est permis par l'utilisation de la licence Creative Commons by-nd-nc-1.0.

Concrètement, l'acquéreur a le droit de copier, graver et diffuser l'œuvre autour de lui, en respectant quelques conditions simples :

  1. Toujours mentionner l'auteur et la licence
  2. Pas d'utilisation commerciale sans autorisation
  3. Pas de modification de l'œuvre sans autorisation

À l'occasion de la sortie de son premier album, Armagodon, le groupe sort les licences libres de la confidentialité. Armagodon est disponible en libre téléchargement qualité CD sur www.godon.org, dans les bacs des magasins Cultura, Madison Nuggets, Espace Culturel E. Leclerc, etc. Liste détaillée des points de vente.

Qui est Godon ?

  • Dominique Godon, 36 ans, chant, textes
  • Laurent Godon, 40 ans, basse, musiques
  • Sébastien Verlhac, 24 ans, guitare, musiques
  • Olivier Martinez, 25 ans, batterie, musiques
  • Martin Bouny, 24 ans, batterie, remplaçant
  • Bertrand Lavergne, 25 ans, technicien son

Read next

Renard au reblochon

Non, nous ne sommes pas dans la catégorie Cuisine, qui ouvrira ses portes prochainement. Il s'agit seulement d'une annonce pour un séminaire autour de Firefox que j'aurai le plaisir d'animer mercredi 13 avril (la semaine prochaine). Cela aura lieu dans le cadre des séminaires du CRI de Haute-Savoie, à Archamps, plus précisément.

Au programme :

  • De 14h00 à 15h45 : les fonctionnalités de Firefox 1.0
  • Public : grand public, utilisateur final
  • De 15h45 à 17h00 : les extensions de Firefox 1.0
  • Public : public averti, webmasters, informaticiens, administrateurs système

Lieu : Salle Menoge - Rez-de-chaussée Bâtiment Salève I

L'entrée est gratuite. Pour vous accueillir dans les meilleures conditions, nous vous recommandons de vous inscrire au préalable.

Plus de renseignements sur Firefox chez Mozilla-Europe.

Pour avoir un avant-goût de cette présentation, je vous invite à voir celle que j'avais proposé le 6 novembre 2004 lors de l'Asill Day à Montpellier.

Histoire

L'Histoire avec un grand H du Tristan « tutu rose » Nitot brossée de main de maître par Daniel « string léopard » Glazman. À lire, même si vous ne connaissez pas le personnage, c'est tellement poilant. N'oubliez pas les commentaires.

Sur le Glazblog

lundi 4 avril 2005

Coulisses d'un jeu vidéo

Game Over s'est achevé samedi dernier après une semaine de folie à fignoler les derniers préparatifs. Au cours de ce salon du jeu vidéo j'ai présenté deux conférences. Après réflexion, je n'aurais pas dû. En effet, je ne suis pas spécialement satisfait de mes prestations, notamment pour la seconde. Je les représenterai probablement mais à une autre occasion où je ne serai pas également organisateur (un atelier de l'Axul par exemple).

Comme je l'avais promi aux personnes présentes voici les « transparents » (en fait, une page Web à fond plutôt opaque) de mes deux conférences. Un texte plus fourni suivra dans les jours qui viennent.

Bases de programmation d'un jeu vidéo

Notions de programmation en 3 dimensions

Petite précision : ces présentations sont réalisées avec l'excellent S5 d'Éric Meyer. C'est du XHTML qui a toutes les chances d'être valide si vous y prenez garde (allez, l'une des deux conférences au moins est valide). Par dessus vous pouvez appliquer une feuille de style (CSS) pour l'affichage à l'écran et une autre pour l'impression. Ainsi, vous pouvez imprimer proprement mes deux présentations sans avoir à refaire la mise en page dans un autre outil.

S5, c'est bon, mangez-en : http://meyerweb.com/eric/tools/s5/